Stargate (film, SG-1), un mélange brillant de mythes antiques et de SF
La mythologie au coeur de l'histoire
Le film Stargate repose sur une idée qui pourrait paraître complotiste de prime abord : les pyramides d’Égypte auraient été construites par des extra-terrestres. Pourtant, il ne se contente pas de lancer l’hypothèse : il l’explique avec cohérence, en détail, et ça fonctionne étonnamment bien. La série reprend ce principe et l’étend à d’autres mythologies terrestres en faisant des anciens dieux (égyptiens, mais aussi nordiques, etc.) des Goa’uld. On ne peut que regretter qu’elle n’ait pas poussé le concept encore plus loin : j’aurais adoré voir le panthéon grec ou romain intégré dans l’univers !
Un vrai fil conducteur
Au-delà de l’aspect « planète de la semaine », Stargate SG-1 propose une vraie progression narrative. Un fil rouge puissant traverse les saisons, avec des arcs longs, des révélations progressives et une évolution constante des technologies et de leurs utilisations. Cela donne à la série une profondeur rare pour un show d’aventure spatiale.
Des personnages attachants
Ce qui fait aussi la force de Stargate, ce sont ses personnages. La série utilise des archétypes sans jamais tomber dans le cliché :
- Daniel Jackson, docteur en égyptologie, est loin d’être un intellectuel fragile : il n’hésite pas à prendre les armes tout en gardant comme conviction profonde que la paix et la connaissance sont les véritables fondations d’une civilisation digne de ce nom.
- Samantha Carter, astrophysicienne brillante et officier supérieur dans l’US Air Force, est une femme forte et compétente sans jamais devenir une Mary Sue qui résout tout.
- Teal’c et Jack O’Neill incarnent la force et l’expérience militaire, mais chacun avec sa propre personnalité, ses failles et ses valeurs.